Pétition pour la stérilisation

Publié le par Oeuvre Collective

Merci de nous aider à poursuivre notre combat.
Le Refuge STAM, le refuge des chiens en liberté, se bat depuis 8 ans pour l'amélioration des conditions de vie des animaux.
Pour signer notre pétition, rendez-vous à l'adresse suivante:

http://www.lapetition.be/petition.php?petid=278

N'hésitez pas à faire suivre ce lien.
Merci à tous.

PLAIDOYER POUR UNE STERILISATION DE MASSE ET UNE MEILLEURE PROTECTION DES ANIMAUX DE COMPAGNIE

Je viens m’introduire dans un débat récent, sachant que je fais partie des personnes qui sont sur le terrain. En effet, depuis 10ans, je suis responsable d’un refuge de chiens abandonnés, maltraités, etc…

Selon moi, la loi de 1999 devrait être modifiée en prenant quatre points essentiels : la stérilisation, le certificat de bon équilibre, les sanctions efficaces et exemplaires et les fourrières.

Le marché des animaux est le troisième en chiffre d’affaires après le trafic de drogue et le trafic d’armes. Le problème doit être pris dans sa globalité et en profondeur.

Concernant la stérilisation, la loi de 1999 n’a pas été appliquée, vu la prolifération. Les élevages dans les maisons et les caves se sont multipliés en augmentant les chiens dits « dangereux » (bien que nous ne soyons pas d’accord sur la définition du mot dangereux) pour des buts à fin lucrative.

Les dispositions mises en place n’ont pas été suivies. Nous voilà aujourd’hui avec un véritable problème de surpopulation canine et un déséquilibre total entre l’offre et la demande. Cela concerne toutes les races, du plus petit au plus gros.

Plus d’un million de chiens sont tués chaque année et ce n’est pas glorieux pour notre civilisation. Une obligation de stérilisation de masse, mâle et femelle, sur toutes les races et sur tout le territoire pendant un certain temps, 5 à 10 ans, pourrait faire descendre ce carnage de façon tangible !!

Seuls les éleveurs pourraient continuer à faire reproduire, mais avec un cadre quantitatif bien précis (mais les « LOFS » ne garantissent l’utilisation que le propriétaire en fera, il faudrait donc prévoir une obligation pour les éleveurs de vendre des chiens stérilisés ou avec obligation de stérilisation).

Bien sûr la stérilisation de masse devrait être accompagnée par la suspension de commerce animalier provenant des autres pays, européens ou pas, sinon la contradiction est évidente.

Pour continuer à détenir les chiens de catégories I et II, les maîtres et leurs compagnons chiens devraient subir une visite chez une vétérinaire susceptible de délivrer un certificat de bon équilibre. Par la même occasion, les propriétaires seraient obligés de mettre à jour leur animal : vaccination anti-rabique, stérilisation, tatouage, etc…

Pour les autres chiens présentant un déficit (agressivité), une enquête policière devrait permettre de vérifier le cadre de vie où évolue l’animal (vous aurez des surprises !) et dans les cas avérés de mauvais traitements, la punition serait immédiate et conséquente et pas seulement pour l’animal.

Les tarifs vétérinaires devraient être unifiés. Ici l’anarchie est totale. C’est un frein évident pour pouvoir entretenir et garder à jour son animal (pour les médecins généralistes, nous y sommes arrivés, alors pourquoi pas pour les vétérinaires ?).

Les mauvais traitements devraient être punis sévèrement. C’est là que tout commence, l’apprentissage de la violence gratuite, que l’on retrouve par la suite dans les écoles, les foyers et dans la rue. On a mis des années à éduquer les gens pour dépasser la notion de propriété sur les enfants : (« c’est mon gosse, j’en fais ce que je veux »), en augmentant ainsi les cas de dénonciations et de mauvais sur les enfants. (Pas aussi nombreux q’ils devraient l’être - les enfants continuent à mourir par les maltraitances de leurs proches).

Les fourrières sont une horreur, de vrais camps d’extermination. Pas seulement, mais souvent, ce sont des fourrières SPA qui desservent trop de communes. La loi ne définit pas la quantité, donc les dérives sont nombreuses, comme dans la SARTHE où 127 communes de ce département ont une convention avec les fourrières SPA. Je vous laisse imaginer les conditions et le nombre de tués, inévitable.

Tout est devenu économique et l’aspect protection des animaux a disparu dans la nature. Le maximum de conventions pour une fourrière, pour remplir pleinement son rôle de ramassage de chiens errants et de recherche de ses maîtres, peut être de 4 à 5 petites communes. Si on dépasse, il y a un problème de contenu et de contenant. L’extermination devient presque obligatoire. Si le problème est pris dans son ensemble, on peut arriver à quelque chose de logique en faisant la quasi unanimité.

Dans mon refuge de 100 chiens, la stérilisation de masse, mâle et femelle, a toujours été la base dans son principe de défense animale.

Nous ne pouvons pas punir les humains, alors la seule chose qui nous restait à faire est de ne pas faire naître ce qui va forcément mourir parce qu’ils sont simplement de trop.

Les chiens sont en liberté et non dans des cages, équilibrés. C’est pour cela que nous les plaçons dans toute la France.


Pour me faire connaître un peu plus, voici l’adresse du refuge : http://refugestam.free.fr où vous trouverez les principes et la philosophie qui accompagnent nos actes.

Publié dans Divers

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