Vers une autre idée de la contraception féline

Publié le par Oeuvre Collective

Comment conserver son compagnon le plus longtemps possible…

Mettons nous à la place Marie. Elle adore les animaux depuis des années, et rêverais d’avoir un chat. Mais son copain n’en veut pas. Elle échange donc son copain contre un adorable chaton persan de trois ans dans une animalerie (dans ce genre de cas il faut signer une décharge au vendeur pour qu’il puisse exposer le copain !) En général, je déconseille les animaleries, mais comme celle la à l’air de débarrasser Marie de son copain, alors, on vas s’en contenter.
Marie est devant sont petit chat (une femelle, le meilleur choix, le meilleur caractère et le sexe approprié quand on veut parler de la pilule !) , il pèse environ 1 kg, dont 200 g de poils et à son premier petit « miaou », Marie fond….
Vaccins, vermifuges, comportement, nourriture, pleins de sujets que j’aborderais plus tard, car nous sommes déjà à l’adolescence de cette charmante et énigmatique créature. Un jour, elle paraît malade, se roule par terre en émettant des miaulement bi-tonaux, assez inquiètant. En essayant de la calmer, Marie se rend compte que le chat réagi par des miaulement encore plus prononcés a chaque caresse ou stimulation. Il est 2 Heures du matin et ça dure depuis ce matin. Elle décide, très inquiète, d’appeler un véto pour amener son chat en urgence, il a probablement quelque chose coincé ! Pendant ce temps, je dors tranquillement chez moi et je rencontre Marie et son inquiétude au bout de mon portable et au fond de mon lit. J’allais aider cette pauvre Marie, lorsque j’ai entendu la souffrance caractéristique de la chatte en chaleur. J’ai demandé à Marie le sexe de son chat ; elle me répond « un mâle » ; je lui demande de vérifier et elle me répond en me demandant ou sont les testicules et pourquoi les deux lèvres sous l’anus semblent si gonflées. Premier diagnostic au téléphone, confirmé le lendemain par Marie devant moi, deux valises sous chaque œil (la pauvre à pas du dormir beaucoup) et une chatte en chaleur qui se roule sur ma table de consultation, dans l’attente désespéré d’un vit félin !
« faite lui une piqûre pour qu’elle se calme » non
« donnez lui la pilule » non et en plus c’est trop tard.

Je lui propose de stériliser son adorable chat. Elle refuse, trop cher (115 Euros), trop risqué à cause de l’anesthésie. Pourtant Marie à fait 30 km en voiture, son chat à donc pris plus de risque en montant dans la voiture que lors d’une anesthésie. Elle préfère lui donner la pilule ; je lui explique que la pilule pour chat est une solution temporaire, mais provoque de graves pathologies à long terme. Marie est donc une fille que je reverrais..

Episode 1

Quelques mois plus-tard, Marie me rappèle, un truc bizarre sort du derrière de sa Quickette (le nom du chat). En consulte, je trouve des petits avortons, dont l’un est resté accroché au bassin de la chatte. Le dégager ne pose pas de problème. Une radio et une echo permettent de constater la vacuité de l’utérus. Deux semaines d’antibiotiques sont dont nécessaire. Je propose à Marie de stériliser Quickette dans la foulée, mais elle préfère continuer de donner la pilule. Pourtant, cet avortement est indubitablement lié à un défaut d’administration de la pilule !

Episode 2

Quelques années plutard, je revoit Marie et Quickette, qui prend toujours la pilule. Marie me dit que son chat boit beaucoup,, et qu’il se lèche souvent la vulve. A ce stade de la discussion, tout véto connaît le diagnostic avec 90% de certitude : un pyromètre, autrement dit une infection de l’utérus. Une prise de sang et une echo confirment le diagnostic. Cette affection est directement liés à l’administration longue de la pilule, même si on la voit aussi sur des chattes sans pilules, mais JAMAIS sur des chattes stérilisés. Cela vient du fait que la pilule fait croire à l’organisme qu’une gestation est en cours. Cela empeche l’apparition de nouvelles chaleurs mais prépare la muqueuse de l'uterus à la nidation des foetus. Et ce milieu est un festin pour la première bactérie qui pointe sont nez la dedans. L'infection peut avoir des consquences graves sur l'ogranisme (insufficance rénale aigue, choc septicemique etc...) Affection grave, donc, et deux méthodes pour traiter : une mauvaise : antibiotiques à gogo et rechute garantie/ une bonne : l’hystérectomie (qui sous-entend la stérilisation de la quickette)
Je n'ai pas laissé le choix à Marie et j' ai opéré Quikette, avec cette fois un risque anesthésique plus important qu'en stérilistaion de convenance. Tout se passe bien et 2 jours plutart Quikette est en pleine forme. et Marie n'aura plus jamais à angoisser en donnant cette merde de pilule.


Episode 3

Marie revient quelques mois plutard: quikette a des boules bizarres sous le ventre. Il s'agit en fait de tumeur . Il en y en a plusieurs., dont une très dure, qui pousse très vite.
Il faut opérer et retirer 1 chaine mamaire complètre. Opération longue et douloureuse pour l'animal. Avant on fait une radio des poumon pour vérifier l'absence de metastases.
L'opération se passe bien, on retire les fils 12 jours après. Et on ouvre l'enveloppe du labo d'analyse de la tumeur: carcinome de très haut grade, inflitrant avec probablement des metastases. Quel rapport avec la pilule? Les mamelles, comme l'uterus sont sensibles à l'action de l'hormone contenue dans la pilule , c'est donc un tissu constamment remanié par son impregnation hormonale anormale.


Episode 4

Quikette tousse, maigrit, boit enormément
Une radio montre des metastases dans les poumons et le foie. La chimio est inenvisageable à ce stade. Des soins palliatifs sont mis en place

Je suis obligé de l'euthanasier quelques jours après...

Sur un plan stricement financier, Marie ne s'y retrouve pas vraiment. Sur un plan affectif, non plus (même si elle s'est quand même débarrassé de son copain au début!!)


Conclusion: pour environ 115-150 Euros et un risque anesthésique qui existe, certes, mais qui est rendu irrationnel par le profane, on obtient une chatte stérilisé, qui n'aura absolument aucun des problèmes précédent (qui sont le quotidiens des véto, et de loin) . On considère même aujourd'hui que si on stérilise une chatte avant ses premières chaleurs, le risque de développer des tumeurs mammaires est nul


*Paroles en attente d'une authorisation des ayants droits. Nous nous engageons à en retirer l'affichage en cas de demande de leur part
http://www.ciao.fr/Megecat__Avis_786329

Publié dans Pilule

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